
L’art recrée l’événement, il ne l’imite pas. C’est ainsi que le verre est amené, dans certaines sculptures de Bontridder, à recréer l’événement lumière. Ce n’est pas seulement sa transparence qui est mobilisée mais aussi son pouvoir de réfraction. La fluidité du matériau donne sa légèreté à la composition, son aspect aérien, tandis que l’alternance des éléments assure la mesure du rythme soutenu. La lumière se fait ici matière et non médium (intermédiaire entre la vue et son objet), matière en extension qui déploie toute une série de radiations, de seuils d’intensité passant du clair à l’obscur. La lumière, en traversant les échelons de ces passerelles de verre, se condense en lignes droites qui tombent parallèlement dans le vide comme les atomes d’Epicure. C’est une « pluie » d’atomes, une avalanche de fibres lumineuses qui, tant que rien ne vient faire dévier leur trajectoire, se bornent à définir un milieu où rien n’a lieu - que la chute libre, infinie des trajets parallèles. Luc Richir, in Dieu, le corps, le volume -- Essai sur la sculpture Editions La Part de L'Oeil (February 2003) |
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Bagues en buis |
Bagues en titane |
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Peigne en titane |
Stylo en titane |
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Sculpture verre et cuivre |
Courbure d'espace |
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Sculpture en verre |
Sculpture en verre |
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Sculpture de verre Photos P. Louis |
Sculpture de verre |